Sept semaines loin de la famille et des amis, avec le cerveau branché « bleu blanc rouge » 24h sur 24 !  Entre les entraînements, les conférences de presse, les duplex et les déplacements, le rythme est ultra-intense, mais c’est passionnant ! »

Clément Chauveau diplômé Audencia SciencesCom 2008, Grand reporter pour beIN depuis le lancement de la chaîne a couvert de grands événements sportifs comme les JO 2012, la Coupe du Monde et l’EURO de football de 2014 et 2016. Il accepte de répondre à nos questions sur la Coupe du Monde de football 2018.

Audencia SciencesCom : Comment sont acquis les droits TV par les chaînes de télévision ?

CC : Les droits de diffusion sont acquis via un système d’enchères, chaque chaîne propose à la FIFA le montant qu’elle souhaite miser pour diffuser la compétition. Il règne un secret absolu autour de ces sommes et à beIN comme ailleurs les salariés découvrent dans la presse qui a obtenu le marché.

Audencia SciencesCom : Quels sont les dispositifs mis en place par la chaîne pour couvrir l’événement ?

CC : Branle-bas de combat, toute la chaîne est tournée vers le Mondial. L’idée est de ne rien rater. Tout devient info ! Des envoyés spéciaux suivent toutes les grandes nations.

Le dispositif autour des Bleus quant à lui est mis en place 3 semaines avant le début de la compétition et se termine plus d’un mois après. L’objectif numéro 1 est de suivre l’équipe de France au plus près, alors cette année comme en 2014, 4 journalistes beIN entourent Les Bleus.

Au Brésil, nous nous séparions en 2 équipes, lorsque Les Bleus s’envolaient vers un nouveau site : 2 envoyés spéciaux partaient avant les Bleus pour pouvoir filmer leur arrivée, et les 2 autres partaient après afin de raconter le départ de l’équipe depuis son camp de base.

Objectivement, les médias deviennent tous un peu fous pendant une Coupe du Monde ou un Euro. En 2016, pendant la préparation des Bleus en Autriche, j’ai pris le risque de faire une course poursuite, avec la voiture banalisée d’un joueur, pour arriver avant lui sur le tarmac de l’aéroport et filmer son retour en France, ça me semble aujourd’hui complètement déraisonnable !

Audencia SciencesCom : Quelles sont les relations des journalistes avec les équipes de football ?

CC : Les relations sont très limitées, certains joueurs fâchés avec les médias traverseront même la Coupe du Monde sans répondre à une question de journaliste. Les échanges avec les joueurs se font lors des conférences de presse, et de leur passage en zone mixte après les matchs.

Les anciens suiveurs des Bleus nous racontent que dans les années 70/80, ils pouvaient entrer dans la résidence des joueurs et parler avec eux autour d’un café. C’est impensable aujourd’hui les médias sont plus nombreux et sûrement trop intrusifs.

Audencia SciencesCom : Qu’est-ce que tu peux nous raconter sur les dessous de la Coupe du Monde ?

CC : Il arrive, par exemple, que des journalistes sonnent chez des inconnus depuis lequel on peut apercevoir un bout du terrain d’entraînement, pour observer la mise en place tactique du sélectionneur. Et ainsi connaitre en avant-première la composition de l’équipe pour le prochain match.  Il n’est pas rare non plus de retrouver des envoyés spéciaux perchés dans les arbres avec des jumelles…

 

 

 

 

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