Le sentiment de désespérance est en train de grandir chez une part croissante de la population étudiante, contrainte de rester isolée toute la journée derrière un écran. Déjà fragilisés par le premier confinement de mars 2020, les étudiants témoignent de leur sentiment d’abandon sur les réseaux sociaux.

La détresse des étudiants français prend de l’ampleur et gagne en visibilité sur les réseaux sociaux. Les campus et bibliothèques étant fermées depuis novembre dernier, nombreux sont ceux qui subissent un confinement prolongé. La situation sanitaire et économique complique la recherche de stage ou d’une alternance, venant alourdir leur charge mentale. Lors du premier confinement, 73% des jeunes déclaraient avoir été affectés sur le plan psychologique, affectif ou physique et 23% d’entre eux disaient avoir eu des pensées suicidaires durant cette période, selon une étude de la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) réalisée par Ipsos.

En réaction à des suicides d’étudiants, le hashtag #étudiantsfantomes a été lancé en ce début d’année sur Twitter. Les premiers messages ne se sont pas fait pas attendre. Le mouvement a pris de l’ampleur au point de passer en TT en France (Top Tweet). De nombreux étudiants y partagent leurs ressentis sur le manque de contact humain, leurs sentiments de démotivation et leurs appréhensions sur cette situation qui les précarise.

Vidéos en ligne

Des étudiants ont aussi accepté de donner des interviews à des médias en ligne, notamment Brut. Leurs vidéos ont été « likées » par des milliers d’internautes et largement partagées sur les réseaux sociaux, signe que la population étudiante a besoin de se faire entendre.

Certains participent au mouvement en se permettant une pointe d’humour voire de sarcasme envers les décideurs nationaux et notamment la ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Soutien psychologique

Le hashtag #étudiantsfantomes a également démontré une forte solidarité entre les étudiants, certains proposant de venir discuter en messages privés, d’autres en relayant des informations utiles comme des permanences psychologiques ou encore en partageant les résultats de sondages réalisés dans leurs établissements.   

Il est normal qu’avec cette période, certains soient affectés psychologiquement. Mais des solutions existent. Le gouvernement vient d’ailleurs d’annoncer le recrutement de psychologues dans les CROUS (Centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires) et le lancement d’un chèque de santé mentale pour faire face à la situation. Il existe d’ores et déjà des lignes d’écoute comme Nightline (service nocturne), gratuites et dédiées aux étudiants. Notre meilleur conseil : ne restez pas seuls !

A propos de l'auteur :

Etudiant en première année à Audencia SciencesCom Passionné par la Mode, la musique, la nourriture et l'influence.

a écrit 3 articles sur le blog Mediafactory.

-->

Comments

0